Brian dans le matin du Dimanche !!!
waaaaaaaou mais qui c'est que je vois sur mon journal.... BRIIIAN !!!
Pour une fois que y'a un journal suisse qui parle de notre Brianca fait vraiment plaisir !!!
Voici le texte en itegralité... je vous explique pas la photo elle est grande et manifique
source de l'article : le matin online
Brian Joubert: «Si ma technique est bonne, on ne m'arrête plus»
Brian Joubert aime sa ville, se promener dans le quartier de l'Hôtel de Ville, où une petite patinoire a été installée pour les Fêtes
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Le site officiel de Brian Joubert
Le Poitevin, 23 ans, champion d'Europe et du monde sortant, a développé son sens artistique. Il prend des cours de danse. Il se réjouit de retrouver en compétition Stéphane Lambiel pour des confrontations haut de gamme
Jacques Wullschleger - 12/01/2008
Le Matin Dimanche
1 commentaires
Il reste sur dix succès majeurs d'affilée. Une belle et saine communion entre le corps et l'esprit, la tête et les jambes. Le Français, 23 ans, est champion d'Europe et du monde sortant. A Varsovie puis à Tokyo, il a dominé son monde. Et, depuis 2002, il loue une marche sur le podium continental. «J'ai six médailles. Deux de chaque métal», rappelle Brian Joubert, le Poitevin, en découpant une tranche d'une Flammenküche alsacienne (tarte flambée). A Zagreb (21-27 janvier), une autre breloque lui est, comme la terre, promise. «J'ai le coup de foudre avec cette compétition. Pourvu que ça dure. Je touche du bois.» Il cherche. Il n'en trouve pas alors il se tapote le front.
Quand il était gamin, à 4 ans, il a hésité, mais pas longtemps. Hockey sur glace ou patinage? Dieu merci et preuves à l'appui, il a choisi la bonne discipline. Mais il a dû faire fi des plaisanteries moqueuses de ses petits camarades qui lui disaient que le patinage était un sport de fille, avec tutu et tout et tout. Très rapidement, un athlète, un mec, allait se construire. «Etant donné que j'ai tout de suite obtenu des résultats, les railleries ont cessé.»
Si, techniquement, vous êtes d'une fiabilité extrême - 90% de réussite au niveau des quadruples, par exemple -, vous devez encore vous améliorer au plan artistique. Mais, depuis quelques mois, vous prenez des cours de danse.
Oui, le tango, le hip-hop, notamment, figurent à mon programme, s'en réjouit le Français. Mais pas de danse classique. Je loue une salle à Poitiers.
Kurt Browning - Canadien,41 ans, quadruple champion du monde - est votre chorégraphe. Or ce n'en est pas vraiment un dans la mesure où il n'appartient pas au monde de la danse...
Son épouse est danseuse étoile. Il côtoie donc ce milieu. Kurt? Il m'a ouvert l'esprit. Pour moi, le patinage, c'était les sauts, la performance technique. Maintenant, je danse. Je m'intéresse à l'artistique. J'ai besoin de m'améliorer dans ce domaine, qui m'intéresse de plus en plus, de m'y sentir à l'aise pour pouvoir m'appuyer dessus en cas de défaillance technique. Avec Kurt, on ne travaille pas, on s'amuse.
Votre autre chorégraphe, c'est Dominique Molina...
... qui a été danseuse sur glace. Dominique a participé aux JO de Nagano en 1998. Son travail? Quand j'effectue un mouvement, elle m'explique pourquoi je le fais. Je me sens concerné. Il y a une émotion à faire passer, une histoire à raconter (le programme court du Français «All for You», composé spécialement pour lui par Sébastien Damiani, est magnifique). Je m'aperçois qu'on peut exécuter de beaux mouvements sans que ce soit efféminé. Je ne crains pas (ou plus) d'effectuer des gestes qui peuvent faire penser ou appartiennent au ballet.
Stéphane Lambiel, qui sera votre plus dangereux adversaire, tant aux Européens à Zagreb qu'aux Mondiaux à Göteborg(17 au 23 mars), est intouchable au niveau artistique. Dès lors, êtes-vous condamné à réussir tous vos sauts?
(Il sourit, réfléchit.) Je ne sais pas. Avec Jean-Christophe Simond, mon entraîneur, on a calculé que c'est dans les pirouettes que Stéphane accumule beaucoup plus de points que moi. Sinon, c'est serré au niveau des transitions, des pas, de la glisse, etc. Et puis Stéphane, dans les sauts, n'est pas toujours régulier.
D'après lui, la différence se fera sur le programme long (flamenco pour Lambiel, Metallica pour Joubert). Etes-vous d'accord?
Moi, je me base surtout sur le programme court. On est différent sur ce point. On n'est pas sûr de gagner après un bon programme court, mais on peut tout perdre, en cas de malheur. Si, à ce moment de la compétition, on est tous les deux dans un mouchoir de poche, je mettrai alors le paquet techniquement dans le long (ndlr.: trois quads (?), comme lors de la Coupe de Russie la saison passée, exploit historique) parce que dans le domaine artistique j'accuse un déficit par rapport à lui. Si ma technique est bonne, on ne m'arrête plus (il sourit).
Combien d'heures passez-vous quotidiennement sur la glace?
Entre trois et cinq heures par jour (deux séances). A chaque entraînement, j'effectue une cinquantaine de sauts. Pour éviter un surplus de fatigue, il faut être le plus précis possible. Un quad bien réalisé ne pompe pas plus d'énergie qu'un triple. Stéphane et moi, on a deux styles différents. Qui plaisent. L'un comme l'autre, on oeuvre pour le patinage